Quelle attitude à adopter en cas de non fonctionnement du véhicule après réparation ?

La mécanique : une discipline définitivement empirique et pratique.

On pourrait penser que les avancées technologiques seraient de nature à faciliter la démarche de diagnostic de la panne, cela n’est pas forcément le cas et la recherche des pannes peut se révéler délicate lorsque plusieurs cause se retrouvent conjuguées.

Le fait de ne pas récupérer son véhicule fonctionnel, cela souvent après plusieurs interventions, est de nature à inquiéter le propriétaire sur la compétence technique du réparateur et parfois même sur la fiabilité générale de la voiture achetée.

Ces inquiétudes peuvent parfois être fondées.

Aussi, le propriétaire du véhicule devrait lorsqu’il l’estime nécessaire d’ores et déjà se constituer des moyens de preuves de l’existence des réparations demandées et qui n’ont pas abouties, ainsi que des durées d’immobilisations du véhicule pendant les interventions (par exemple en ayant complété et signé un ordre de réparation).

Il pèse sur le Garagiste une obligation de résultat lorsqu’il répare un véhicule.

Cela signifie que lorsqu’une réparation a été confiée à un garagiste, il doit la mener à bien, il doit au propriétaire de la voiture d’atteindre un résultat.

Bien entendu, l’atteinte de ce résultat a un coût qui doit être supporté par le propriétaire du véhicule.

Ainsi, et concernant la panne pour laquelle il a été confié au réparateur, ce dernier doit restituer à son propriétaire un véhicule réparé et fonctionnel ; il commettrait une faute vis-à-vis de ses engagements contractuels s’il ne le faisait pas.

Néanmoins, il faut préciser pour mémoire qu’il existe des circonstances qui excusent la non atteinte du résultat par le garagiste (force majeure, utilisation non conforme par le conducteur du véhicule, etc.).

Le choix de laisser ou non au garagiste l’opportunité de mener à bien sa réparation.

Lorsqu’une panne perdure malgré de multiples interventions du garagiste, faut-il lui laisser « une chance » de mener à bien la prestation, d’autant plus que ce professionnel aura déjà travailler sur le véhicule et bien écarté les hypothèses de diagnostic inopérantes ; ou alors, faut-il changer de prestataire, à cause par exemple d’une perte de confiance, et confier son véhicule à un autre réparateur ?

Ce type de questions est, on pourrait le dire universelle lorsque l’on a affaire à un prestataire quel qu’il soit, et qui a été choisi en fonction de ses compétences et son savoir-faire (médecin, avocat, consultant, …).

En réalité, toutes les possibilités et alternatives sont ouvertes et peuvent être adaptées et légitimes selon les circonstances.

Ainsi, si le véhicule connaît des dérangements et que leur traitement est pris en charge au titre de la garantie contractuelle du constructeur et qu’un véhicule de remplacement est mis à disposition du propriétaire du véhicule en cours de réparation, ce propriétaire serait beaucoup plus enclin à laisser le garagiste initial poursuivre ses interventions et sa recherche de panne.

Néanmoins, il est ainsi notamment possible de :

–      Laisser faire le professionnel jusqu’à que le véhicule soit réparé ;

–      Assigner le garagiste en justice après mise en demeure avec nomination d’un expert judiciaire pour constater la situation ;

–      Entamer une démarche amiable officielle par le biais d’un expert en automobile ;

–      Etc …

La réponse la plus adaptée est certainement fonction des circonstances … ce qui est une synthèse banale mais réaliste.

L’attitude la plus raisonnable à adopter est de se ménager suffisamment de moyens de preuve pour préparer une éventuelle action contentieuse et surtout montrer au réparateur que l’on considère sérieusement les difficultés de réparation.

Globalement, au moyen d’un courrier expédié en recommandé avec accusé de réception, le propriétaire du véhicule peut récapituler la situation et prendre acte du fait qu’aucune solution pérenne n’a été mise en œuvre :

–      Il est donc possible de dresser un historique des réparations exécutées sur le véhicule pendant la période pertinente ;

–      Il est peut nécessaire de souligner que malgré les interventions réalisées le véhicule n’a pas été rendu dans son état fonctionnel ;

–      Enfin, le propriétaire peut déjà mentionner le fait qu’il subi un préjudice lié à l’immobilisation du véhicule.

Une fois ces précisés, il faut formuler une demande au garagiste ; cette demande peut donc consister en :

–      Une demande d’explication ou de précision sur la réparation en cause et les interventions déjà réalisées ;

–      Une mise en demeure de réparer dans un certain délai ;

–      Une demande expresse de restituer le véhicule, au cas où le propriétaire aurait décidé de le confier à une autre garagiste.

Une alternative intéressante peut également consister à se rapprocher de son assureur de protection juridique, pour peu que le client en possède une.

L’assureur de protection qui est rompu au traitement de ces problématiques pourra piloter le dossier, préparer ou dispenser des conseils pour la rédaction d’un courrier, ou au mieux mandater un expert automobile qui pourra se rapprocher du réparateur dans un cadre amiable mais officialiser afin d’avancer sur la parfaite réparation du véhicule.

Propos conclusif

En tous les cas, la satisfaction du client est souvent une affaire de patience, de telle sorte que les quelques jours supplémentaires que le client peut accorder à son réparateur (même si pendant ce temps il est privé de son véhicule) doivent s’envisager par rapport à la longue durée des démarches contentieuses (expertise judiciaire, procès, appel des décisions, …).

Il s’agit donc d’adopter le comportement le plus approprié aux données de la situation, c’est pour cette raison qu’il n’est pas neutre de se faire assister par une personne qualifiée (juristes, avocats, assureur de protection juridique, associations de consommateurs, experts automobiles, …).

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