Le droit de rétention du garagiste : un moyen efficace du garagiste de se faire payer

L’impératif principal pour un automobiliste reste avant tout de pouvoir disposer de son moyen de locomotion dans les meilleurs délais, cela pour les raisons que l’on aura pu énumérer ci-dessus.

Finalement, l’automobiliste lambda souhaitera davantage éviter les démarches judiciaires et la longue immobilisation de son véhicule plutôt que de rechercher la responsabilité de son garagiste qui  aura un peu trop tardé dans ses diligences de réparation.

Cela d’autant plus que la plupart du temps, lorsque le client demandera des comptes à son garagiste, le véhicule se trouvera être en cours d’intervention, souvent démonté et donc pas en état  de rouler avant un remontage, sachant que le remontage pourra ne pas être envisageable dans la mesure où certaines pièces (abîmées) ne seront plus en état d’être remontées.

Le client se trouvera en quelque sorte « pris en otage » et fera « contre mauvaise fortune bon cœur » en attendant la fin des réparations, jurant de « ne plus jamais remettre les pieds dans le garage ».

Cette « prise en otage » peut se ressentir doublement dans la mesure où le client qui demanderait au garagiste de stopper ses interventions pourrait toujours être redevable des frais occasionnés par le démontage et le diagnostic opérés sur le véhicule, la réparation ne fût-elle pas achevée.

Le garage pourrait très bien alors retenir le véhicule, usant de son droit de rétention, pour obtenir le paiement de ses prestations fussent-elles partielles.

La meilleure des solutions reste de bien choisir son garagiste, d’encadrer dès le début de la réparation, autant que cela se peut la durée de l’intervention et de convenir avec le garagiste de points d’étapes pour suivre la réparation au fur et à mesure des travaux.